Guadeloupe – Maryse Condé

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Cet article parle de l’une des plus grandes figures féminines antillaises de la littérature contemporaine : Maryse Condé.

Cette femme admirable, courageuse mais surtout libre qui soulève la question de l’identité à travers ces nombreux récits.

Zoom sur cette écrivaine hors pair :

  • Son nom de naissance : Maryse Liliane Appoline Bocouton
  • Née le 11 février 1937 à Point-à-Pitre, elle est la cadette de 8 enfants et issue d’une famille de la bourgeoisie
  • Élève surdouée, elle poursuivit, à 16 ans, ses études à Paris dans le prestigieux lycée Fénélon puis à la Sorbonne. Elle en sort diplômée d’une licence ès Lettres modernes.
  • En 1959, elle épousa le comédien guinéen Mamadou Condé. Elle partit avec lui en Afrique. Elle y découvre la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal. En 1972, elle divorça et continua à séjourner dans divers pays africains à la recherche de son identité mais aussi de la race noir auprès du reste du monde
  • Elle fut journaliste à la BBC et en France
  • Elle partit ensuite pour l’Afrique, où elle enseigna pendant douze ans dans le secondaire dans différents pays africains (Guinée, Ghana, Nigeria, Sénégal).
  • En 1981, à son retour en France elle se remaria avec Richard Philcox, traducteur anglais. Dès lors, elle enseigna dans plusieurs universités et mène une thèse de doctorat avec pour sujet « Les stéréotypes des Noirs dans la culture antillaise ».
  • Elle se lança dans l’écriture en 1976 à l’âge de 39 ans. Ses livres s’inspirent des ses expériences en Afriques et ont pour principale sujet la couleur de peau. C’est son roman Ségou sorti en 2 volumes qui la révèle au grand public
  • En 1985, elle enseigna à l’université de Columbia dans le département d’étude française et francophone
  • Elle reçut de nombreuses distinctions dont le prix de l’académie française grâce à son ouvrage « La vie scélérate » (1988), l’Ordre des Arts et des Lettres (2001) et la Légion d’Honneur (2014)
  • En 2004 elle est présidente du comité pour la mémoire de l’esclavage. Et marraine d’honneur du comité PACA pour la Mémoire de l’Esclavage.
  • Atteinte de la maladie de Parkinson, elle prit sa retraite en 2015 et sortit son dernier ouvrage « Mets et Merveillles » où l’on découvre sa passion pour la cuisine. Elle vit actuellement entre New York et la Guadeloupe.

Coup de ❤ Black Beauty Corner : Livre autobiographique « La Vie sans fards » où elle pose avec une franchise ses expériences en Afrique.avis sans fard

« Moi, je commençais de détester ce mot ‘intégrer’. Toute mon enfance, j’avais été intégrée, sans l’avoir choisi, par la seule volonté de mes parents, aux valeurs françaises, aux valeurs occidentales. Il avait fallu ma découverte d’Aimé Césaire et de la Négritude pour au moins connaître mon origine et prendre certaines distances avec mon héritage colonial. A présent, que voulait-on de moi? Que j’adopte entièrement la culture de l’Afrique? Ne pouvait-on m’accepter comme j’étais, avec mes bizarreries, mes cicatrices et mes tatouages? »

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