Le bonheur, on le crée par soi-même

“Le bonheur, on le crée par soi-même” …

Quel drôle de titre pour la rédaction d’un article dans ma rubrique Blabla du Jour. Et d’ailleurs cela faisait longtemps que je n’en avais pas écrit un. Le dernier article de ma rubrique remonte tout de même au 7 août 2016.

Par où commencer… comment le formuler … que dire … Eh bien je commencerai par une phrase qui est pour moi lourde de sens : « Vivre pour soi-même ».

L’année 2017 a débuté pour moi par un virage à 180 degrés, plus que jamais j’ai réalisé qu’il fallait que je me bouge ! Ma vie ne m’appartenait plus, je passais plus de temps à dire “je dois” au lieu de “je choisis de”. A trop vouloir faire plaisir, à trop vouloir faire passer les volontés des autres avant les miennes je me consumais à petit feu.

Le risque pour les personnes, qui comme moi, appliquent la philosophie du “Vivre pour soi-même” est que l’on peut passer pour des égoïstes sans borne, des narcissiques,… bref ce que j’appelle par néologisme des « moi-je » (personnes qui ramènent tout à eux, des nombrilistes). Alors que, pour ma part, ce n’est pas du tout le cas.

Le poids de la société

La société actuelle fait pression sur les gens en particulier les femmes qui doivent suivre un modèle de vie standard : à 30 ans il faut commencer à penser aux enfants, au mariage, avoir un travail que l’on aime ou pas car c’est un signe de stabilité financière et il faut s’occuper de son homme (rentrer du boulot KO, courir changer les gosses, faire à manger,  le ménage …).

Se mouler dans ce « conformisme », combien de fois j’ai entendu à mon égard « à quand le second enfant ?», « tu n’es pas encore mariée ?» …..

D’ailleurs dès mon entrée dans la vie active, j’ai vite constaté que l’on vit pour travailler … et courir… tous le temps : “métro-boulot-dodo” a pris pour moi tout son sens dans ce tourbillon de la vie parisienne en particulier lorsque l’on a un enfant. Les journées filent à une vitesse où tout doit être réglé comme une horloge.

Et cette pression sociale sur les épaules des femmes… Je ne suis pas féministe et d’ailleurs je ne souhaite pas argumenter sur le sujet mais faut dire que nous, les femmes, on en bave un peu beaucoup quand même. En particulier dans le monde professionnel …

Je me rappelle un jour lorsque j’étais en classe préparatoire en pleine khôle de dessin industriel au lycée de Baie-Mahault en Guadeloupe (et non en pleine heure de colle ^^), le professeur se tourna vers ma camarade et moi et nous dit « ça ne sera pas facile de vous faire une place en France surtout lorsque l’on est une femme … noire ». Je me suis sentie tellement offusquée sur le coup, ne comprenant pas pourquoi il nous a dit cela.

Mais avec le recul il n’a pas tort peu importe le diplôme que tu as pour le poste, il faudra toujours te battre pour être crédible, et monter en hiérarchie. Bien que ce ne soit pas impossible ça reste moins facile que pour un homme.

Mais revenons, à notre sujet : « Vivre pour soi-même » …

Le bon chamboulement

« Ce n’est pas vers cette vie que tu veux aller» cette petite voix intérieure résonnait faiblement dans ma tête depuis déjà quelques mois. Mais je n’en prêtais guère attention après tout j’ai toujours été celle qui était toujours à l’écoute, celle qui encaissait, celle qui me pliait en quatre pour les autres…

L’arrivée de mon enfant a été un chamboulement positif dans ma vie, j’ai appris plus de choses sur moi que ce que je pensais. Mais j’ai aussi laissé ma vie de mère prendre le dessus sur ma vie de femme. D’ailleurs quand j’essayais d’en parler à mon entourage, beaucoup de personnes me disaient « c’est normal ».

Eh bien non ce n’est pas normal l’équilibre doit être trouvé afin de s’épanouir pleinement car être mère ne signifie pas mettre sa vie de femme en suspens.

Etre mère m’a donné de grandes responsabilités dont je ne savais pas que j’allais être à la hauteur mais aussi un sentiment d’apaisement et de grande motivation pour offrir le meilleur à mon enfant.

D’ailleurs ce bel événement m’a permis d’évoluer professionnellement (j’ai ainsi pu chambouler toutes les fausses théories qui disent qu’avoir un enfant freine l’ascension professionnelle) je m’en suis donnée les moyens car ma plus grande motivation est toute trouvée : ma fille.

Et bien que mon « féminin » était mis en suspens pendant les deux premières années de sa vie, cela a provoqué en moi des interrogations sur la vie que je souhaitais avoir et j’ai réorienté mes objectifs.

La goutte d’eau de trop …

Durant mon enfance j’ai toujours sans le vouloir fait passer le bon vouloir des autres souvent avant les miens. Ma timidité, ma gentillesse sans borne et mon empathie faisaient que je devenais une éponge des « amis-flash » qui me contactaient lorsqu’ils n’allaient pas bien et disparaissaient aussi vite quand ils allaient mieux.

Au mois de décembre 2015 (pause… 1 an déjà wow) un banal événement a été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase, je me suis rendue compte tels des flash-backs que ça ne devaient pas continuer comme ça. Cette accumulation fait que  j’ai explosé et je me suis dit : F%$!  OFF ! (excuse my langage).

Et cet événement à accélérer ma volonté de changer  : reconsidération, reprise de confiance en moi avec un peu d’égoïsme peut-être, une volonté de tout déchirée sur mon passage (boulot, projets personnels…).

Au départ j’appréhendais cette décision radicale, ce plongeon dans l’inconnu mais étant une femme déterminée, je me suis lancée tête baissée quitte à en faire trop au début (envoyer tout promener, ne plus accepter de critiques, être sur la défensive,…) puis petit à petit j’ai su doser cette volonté de devenir une “nouvelle moi”.

Et je peux vous dire que ça fait un bien fou de ne plus se soucier du “qu’en dira t’on?”, de penser un peu à soi, de profiter de la vie, de ne pas se forcer à faire les choses, de ne pas avoir à se justifier sans arrêt sur ses choix …. Une délivrance !

Balayer le chemin de sa porte

Je fais ce qu’il me plait !

Cette prise de conscience m’a amené naturellement à un tri  dans mon entourage. Je m’entoure de personnes positives, de personnes qui ont de “bonnes énergies”.

Exit les personnes qui se plaignent constamment, les personnes toxiques, les “amis-flash”, les personnes présentes par intérêt, les manipulateurs, …. Sur mon écriteau il est écrit “CLOSED for ever and ever”.

Bilan avant la trentaine

Avant mon “Big 30″(mon entrée dans la trentaine), je suis déterminée à vivre ma vie comme je l’entends, profiter de ma fille et de ne plus culpabiliser sur le fait de penser un peu plus à moi.

La vie dont je rêvais m’échappait de plus en plus et maintenant que la prise de conscience est faite. Je laisse plus de place à mes envies et mes loisirs.

On a le droit d’être heureux et de vivre la vie que l’on souhaite !

Et bien que j’en ai eu des coups durs, comme tous le monde, en aucun cas je regrette de les avoir traversé car j’en tire des leçons qui m’ont permis de mieux savoir ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus.

Je considère que mon énergie positive est précieuse et que je dois la préserver. J’arrête de me prendre la tête sur des choses sans importances, je m’entoure de personnes qui ne brouillent pas mon bien-être et surtout je positive !

Ne baisses pas tes standards, tes projets, tu n’as qu’une seule vie alors mieux vaut la vivre à fond

Et maintenant ?

Je ne suis pas le genre de personnes à prendre des résolutions en début d’année. Mais ces quelques points me tiennent à cœur :

  • Prendre plus soin de moi
  • Réaliser mes projets, je grouille de projets et j’ai hâte de les réaliser avec tout de même un peu d’appréhension
  • Côté professionnel, continuer sur ma lancée d’évolution de carrière après tout je souhaite assurer un bel avenir à ma fille
  • Et bien sûr reprendre en main le site blackbeautycorner.com que j’avais laissé de côté depuis plusieurs mois. I’m back !

Et je vous souhaite également d’être heureux, vivez votre vie et surtout ne la subissez pas. Soyez animé par des projets qui vous tiennent à cœur qui vous passionnent car il n’y a rien de pire que de vivre sans but dans la vie. Et je terminerai par une citation lourde de sens :

Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu’exister. Oscar Wilde

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